Le baromètre EY For Talents et FBN France publié en octobre 2025 livre un résultat qui mérite qu'on s'y arrête : 75 % des repreneurs d'entreprises familiales ont mis en place une gouvernance familiale structurée.
Charte, conseil de famille, séparation des rôles, ...La professionnalisation progresse.
Et pourtant, 2 repreneurs sur 3 estiment que la transmission aurait pu être mieux anticipée. La gouvernance familiale n'est donc pas absente, elle arrive en réalité après coup. Une fois le passage de relais effectué, les nouveaux dirigeants comprennent ce qu'il aurait fallu poser dix ans plus tôt. Ils s'organisent rétrospectivement.
Le problème n'est pas la qualité des outils car les conseils de famille, la charte, le pacte d'associés sont des dispositifs déjà connus. Le problème se situe dans le moment où on les active. Tant que le fondateur est en place et que la famille fonctionne par habitude, formaliser apparaît comme un acte hostile, une mise en doute du lien. La crise révèle ensuite que c'était l'inverse. Le lien aurait été protégé par la formalisation, en réalité il a été mis à l'épreuve par son absence.
L'angle mort est temporel. La gouvernance familiale efficace est celle qui s'écrit pendant l'harmonie. Pas celle qui se rédige sous pression de notaire.
Pour télécharger l'étude FBN France : ICI
Bonne nouvelle, ça s'apprend... et se prépare